Traces

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Reportages et entretiens sur la société

Claret.S

Il y a quelques années j'ai réalisé une série de reportages et d'entretiens sur des questions comme l'intégration ou plus largement sur le multiculturalisme et ses conséquences. Ces sujets n'ont jamais été autant d'actualité. Je me propose de les livrer à l'écoute des plus curieux. Ces anciennes productions seront complétées par de nouvelles au fur et à mesure de mes interrogations et rencontres.

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Perpignan : escapade dans le quartier Saint Jacques

Le quartier Saint-Jacques (en catalan, barri de Sant Jaume) est un des quartiers médiévaux du centre historique dePerpignan. De 1243 à 1493, il abrita le quartier juif (Call en catalan) de la ville. Il ne subsiste à l'heure actuelle rien de cette présence juive au Moyen Âge à part une "citerne" (non visitable) du Couvent des Minimes qui serait selon certains archéologues l'ancien mikvé ou bain rituel des Juifs. Le quartier est riche d'un patrimoine architectural important . Il est inscrit au Secteur sauvegardé de Perpignan depuis 1995. Aujourd'hui, le quartier Saint-Jacques est connu pour abriter une des rares communautés gitanes de centre-ville en France.

Jean-Bernard Mathon conservateur-restaurateur de biens culturels, militant associatif nous raconte ce quartier.

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La vérité sur les massacres du 8 Mai 1945 à Sétif avec Roger Vétillard (1/2)

Roger Vétillard est né à Sétif. Il a donc très tôt entendu parler de ce qu’il est convenu d’appeler, les massacres de Sétif et de Guelma. Un beau jour, lassé d’entendre le récit d’une histoire falsifiée à force de manipulation politique et d’occultation idéologique, ce médecin de Toulouse décide de mener sa propre enquête historique. Pendant près de 7 ans, il va consulter les archives françaises, algériennes, anglo-saxonnes, et aller à la rencontre de nombreux témoins. Le fruit de ce travail est concentré dans un livre objectif et rigoureux « Sétif, mai 1945 : massacres en Algérie » (Editions de Paris). C’est de façon méticuleuse qu’il restitue à l’histoire la complexité et les nuances dont personne ne devrait la priver. Il y précise, que lors de ce 8 Mai 1945, ce sont les massacres d’Européens qui ont engendré la répression des manifestants indépendantistes. Un élément que l’on a tendance à occulter.

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1940-1944 : L'épopée des enfants juifs de Seyre (31)

De 1940 à 1944, un groupe d'enfants juifs persécutés par les nazis a trouvé refuge à Seyre, un tout petit village de la campagne lauragaise (Haute-Garonne). ils ont été ensuite transféré au château de la Hille, en Ariège. L'effectif atteindra une centaine d'enfants en majorité d'origine allemande et des Autrichiens. L'encadrement est composé de quatre à cinq Suisses de la Croix-Rouge, des employés espagnols réfugiés de 1939. En juillet 1942, le gouvernement de Vichy livre aux Allemands tous les juifs étrangers vivant en France. Ainsi, tous les jeunes de plus de 16 ans sont arrêtés par la gendarmerie française. Le soir même, ils sont derrière les barbelés du Vernet. La Croix-Rouge suisse intervient immédiatement pour tenter de les sauver....

L'historien Jean Odol nous raconte l'épopée de ces enfants.

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Sète, cette petite Italie

On vous propose une petite carte podcast de 5mn. Un reportage sur une ballade en région occitanie. Aujourd'hui découverte de Sète et de ses influences italiennes.
Arrivés massivement dès la fin du XVIIIe siècle, les Italiens ont en effet laissé leur empreinte dans la cité portuaire. De la pêche à la gastronomie en passant par le dialecte, les italiens sont devenus des sétois et les sétois des italiens à la française. C'est ce que nous expliquent deux membres de la société d'études historique et scientifique de Sète et sa région.

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L'accueil des cambodgiens persécutés par les Khmers rouges.

Le 17 avril 1975, Phnom Penh, capitale du Cambodge, est envahie par de longues cohortes d'adolescents maigres et hagards, tout de noir vêtus et lourdement armés.

Il s'agit de l'armée des communistes cambodgiens. Surnommés quelques années plus tôt « Khmers rouges » par le roi Norodom Sihanouk, ils ont vaincu les partisans pro-américains du général et Premier ministre Lon Nol au terme d'une guerre civile de cinq ans.

Le soir même, l'« Angkar » (l'Organisation) - le Parti communiste du Kampuchea (nouveau nom du pays) - décide de vider la ville de tous ses habitants. C'est le début d'une orgie de massacres qui va se solder par la mort violente de 1.500.000 à 2.200.000 personnes en 44 mois, jusqu'à la chute du régime, le 7 janvier 1979. En d'autres termes, 20% à 30% des 7.500.000 Cambodgiens auront été victimes de la folie meurtrière des Khmers rouges.

Cette dictature a été saluée avec enthousiasme pour toute l'intelligentsia de gauche, le Journal Libération en tête.

dans les années 80, des millions de cambodgiens ont réussi à s'enfuir pour rejoindre des pays comme la France. C'est cette histoire que nous raconte Julia Ponrouche, historienne, et auteur d'une thèse de doctorat sur "La présence cambodgienne en France depuis le protectorat (1863-1953) jusqu'à aujourd'hui".